• Réponse aux questions de la page photocopiée. Réponses élaborées avec les élèves.
Question 1
Il s’agit plutôt d’une ruse que d’une argumentation : le renard flatte le corbeau. Cette persuasion relève de l’hypocrisie (le renard ne pense pas ce qu’il dit), de la manipulation, de la rhétorique.
Q2
Le corbeau a le pouvoir de donner ou pas, d’échanger ou pas. Son pouvoir, c’est de décider. Son pouvoir tient à ce qu’il détient l’objet convoité. Il tient à ce qu’il possède. Son pouvoir ne tient pas à ce qu’il est, mais à ce qu’il a.
Q3
Le renard obtient le fromage. Plus précisément, il n’y a pas réellement eu d’échange, puisque le corbeau n’a pas volontairement voulu échanger, voulu se défaire de son bien. C’est presque plus proche d’un vol que d’un échange : il n’y a pas de réciprocité réelle (en tout pas d’accord préalable).
Q4
Non, il n’y a pas réellement d’échange (voir question 3).
« Cette leçon vaut bien un fromage » = vaut bien veut dire que cela le vaut au moins ! Le corbeau, non seulement vole le fromage, mais en plus veut faire croire ou pense que ce qu’il donne en échange est supérieur. On s’attend presque à ce qu’il demande au corbeau de le remercier.
L’échange est-il juste ? Oui, du point de vue du renard… mais en fait non, car il n’y a pas eu un véritable accord préalable sur la valeur des biens échangés, ni même sur la décision d’échanger. Un échange juste doit être voulu par les deux partis, et il doit y avoir une certaine équité, ou au moins que chaque partie puisse le penser en toute connaissance de cause. Il faut que rien ne soit caché (il ne faut notamment pas de « vice caché »).
Q5
Voir fin de la question 4 : accord mutuel, pas de tromperie, équité des partis et équivalence (au moins subjective, et idéalement objective) des biens échangés.
Q6
En général, il semble en effet que celui qui est en situation de pouvoir, tend à imposer ses conditions lors d’une relation d’échange. Il tend à augmenter son intérêt personnel. Il tend à abuser de son pouvoir.
Par exemple les pays riches tendent souvent à privilégier leurs intérêts dans les négociations commerciales.
C’est aussi ce que l’on appelle, en temps de guerre, la « paix du vainqueur » : http://www.apollonia.com.tn/hfr12.htm.
Cependant, cela peut dépendre de 1) de la personne à qui les conditions son imposées, 2) et plus fondamentalement cela dépend du sens moral ou des valeurs de la personne en situation de force.
Il est difficile de trouver ici un exemple, car 1) nos valeurs morales sont parfois différentes, 2) mais surtout car on ne connaît jamais vraiment les intentions profondes des personnes. La conduite juste s’explique-t-elle forcément par des intentions justes ?
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